Leolandia 2026 : Reversum, le premier spinning coaster d’Italie en dix ans
À une trentaine de kilomètres au nord-est de Milan, Leolandia souffle ses 55 bougies avec un cadeau qui change la donne pour les passionnés de coasters européens. Le parc lombard, niché à Capriate San Gervasio entre Milan et Bergame, a inauguré le 25 avril 2026 un tout nouveau spinning coaster baptisé Reversum, premier rollercoaster à voir le jour en Italie depuis une décennie. Signée Mack Rides, cette attraction trône désormais au cœur d’une zone immersive flambant neuve, Crazy Circus, qui réinvente l’univers du cirque pour les familles.
Cette ouverture marque une bascule dans le paysage des parcs italiens, longtemps éclipsés par Gardaland, Mirabilandia et Movieland. Avec Reversum, Leolandia ne se contente pas d’ajouter un manège : le parc revendique un positionnement clair sur le segment familial premium et confirme une stratégie d’investissement de 30 millions d’euros étalée sur trois ans. Pour les amateurs belges et français de sensations fortes habitués à traverser l’Europe en quête de nouveautés, c’est un nouveau point de chute qui s’ouvre à moins de huit heures de route, et qui se distingue d’emblée par son concept de rotation libre.
Reversum à Leolandia : ce qu’il faut savoir sur l’ouverture 2026
Reversum est entré officiellement en service le 25 avril 2026, jour qui coïncidait avec la Fête de la Libération en Italie et le lancement officiel de la haute saison à Leolandia. La cérémonie d’inauguration a réuni Giuseppe Ira, président du parc, et Christian von Elverfeldt, CEO de Mack Rides, le constructeur allemand basé à Waldkirch. Ginevra Panzeri, jeune pilote de Formule 4 italienne, a effectué le premier tour officiel, un clin d’œil au caractère vertigineux et imprévisible du circuit.
L’attraction se distingue par un design technique singulier : les véhicules tournent librement sur leur propre axe, sans rotation pré-programmée. Le résultat ? Un parcours dont l’intensité et le sens de rotation varient à chaque embarquement, en fonction de la répartition du poids des passagers et des forces centrifuges générées par le tracé. Aucune session ne ressemble à la précédente, ce qui multiplie l’effet de surprise et fidélise les visiteurs sur plusieurs tours d’affilée.
Un anniversaire qui marque les 55 ans du parc italien
Fondé en 1971 sous le nom de Minitalia, le parc avait pour vocation initiale de présenter une Italie en modèle réduit. Racheté en 2007 par la famille Ira, il s’est progressivement métamorphosé en parc à thèmes orienté familial, avant d’adopter le nom de Leolandia en 2013. Pour ses 55 ans, l’équipe dirigeante voulait un coup d’éclat à la hauteur du chemin parcouru. Reversum incarne cette ambition : c’est l’attraction la plus significative jamais installée dans l’histoire du parc.
Au-delà du coaster, la saison 2026 s’accompagne d’une programmation événementielle dense : célébration K-pop, spectacles avec les personnages Bluey et Bingo, et un grand programme anniversaire prévu pour le mois de juillet. La direction vise une hausse de fréquentation de 10 % d’ici la fin de l’année, un objectif qui semble accessible au vu de l’engouement déclenché par l’ouverture.
Crazy Circus : la nouvelle zone phare de Leolandia
Reversum n’est pas une attraction isolée : elle est la pièce maîtresse d’une zone thématique de 20 000 mètres carrés baptisée Crazy Circus. L’univers retenu s’inspire des grandes tournées de cirque itinérant qui parcouraient l’Europe au XIXe siècle. Chapiteaux, roulottes peintes, lanternes vintage et figures aériennes de singes acrobates plantent un décor cohérent, où chaque détail rappelle l’âge d’or des compagnies foraines.
Le grand chapiteau de 12 mètres de haut
La station d’embarquement et la file d’attente sont logées sous un chapiteau rayé rouge et blanc culminant à 12 mètres. Ce volume couvert protège les visiteurs de la pluie et du soleil, un atout non négligeable pendant les étés torrides de la plaine du Pô. La zone d’attente intègre des animations sonores, des projections lumineuses et des mises en scène qui prolongent l’expérience bien avant la montée à bord.
Des wagons inspirés des trains de cirque
Les véhicules ont été dessinés sur le modèle des anciens wagons ferroviaires qui transportaient les artistes et les animaux d’une ville à l’autre. Chaque rame arbore des couleurs vives, des dorures et des inscriptions évoquant les affiches d’époque. Ce travail de thématisation, signé par les équipes scénographiques internes du parc en collaboration avec Mack Rides, contribue à faire de Reversum bien plus qu’un simple manège : c’est une plongée immersive dans un imaginaire forain réinventé.
Caractéristiques techniques du spinning coaster Mack Rides
Sur le plan technique, Reversum partage la même base que d’autres références bien connues du portefeuille Mack Rides : Sierra Sidewinder à Knott’s Berry Farm aux États-Unis et Storm Chaser à Paultons Park au Royaume-Uni. Le tracé propose une succession de virages relevés, de petites collines et de spirales, sans inversion ni descente vertigineuse. L’idée n’est pas d’imposer des G hors normes, mais bien de capitaliser sur l’effet de rotation libre.
Le coaster est trois fois plus long que tout autre rail déjà installé à Leolandia, et il repose sur 131 fondations en béton ancrées jusqu’à cinq mètres de profondeur. Cette infrastructure massive garantit la stabilité du parcours malgré la nature meuble du sol lombard. Deux trains circulent en alternance, ce qui permet d’atteindre une capacité horaire de 1 000 visiteurs et de réduire significativement le temps d’attente, même les jours de forte affluence.
Comment fonctionne un spinning coaster signé Mack Rides
Un spinning coaster, ou montagne russe tournante, repose sur un principe simple mais redoutablement efficace. Chaque wagon est monté sur un plateau pivotant relié à la plateforme par un roulement libre. Pendant le parcours, les forces centrifuges induites par les virages provoquent une rotation autonome du véhicule. La direction et l’intensité de cette rotation dépendent de la répartition des passagers à l’intérieur de la voiture.
Concrètement, deux familles peuvent embarquer dans le même wagon à dix secondes d’intervalle et vivre deux expériences très différentes. Si les passagers les plus lourds sont assis du même côté, la rotation gagnera en amplitude. Si la répartition est équilibrée, les rotations seront plus douces et plus longues. Cette imprévisibilité fait partie intégrante du divertissement et explique pourquoi le modèle a séduit Knott’s Berry Farm, Paultons Park, puis aujourd’hui Leolandia.
Reversum vs Sierra Sidewinder et Storm Chaser : trois sœurs, trois identités
Comparons brièvement les trois installations qui partagent ce tracé Mack Rides. Sierra Sidewinder, ouvert en 2007 à Knott’s Berry Farm, fut le tout premier exemplaire produit ; son habillage western fait référence à la Sierra Nevada californienne. Storm Chaser, mis en service à Paultons Park en 2024, mise sur une thématisation autour des chasseurs de tempêtes du Midwest américain. Reversum, dernier-né de la fratrie, adopte donc une troisième voie : celle du cirque ambulant européen.
Côté chiffres, les trois coasters affichent des longueurs et des hauteurs proches, autour de 430 mètres de rail et 12 mètres de hauteur maximale. La vitesse de pointe oscille autour de 56 km/h. Les différences se jouent sur le contexte d’exploitation, la qualité de la file d’attente et le niveau de thématisation. Sur ces trois critères, Reversum prend une longueur d’avance grâce à son chapiteau imposant et à la cohérence narrative de la zone Crazy Circus.
Capacité, accessibilité et public visé
L’accessibilité est l’un des points clés de Reversum, qui veut combler l’écart entre les attractions enfantines pour les tout-petits et les grands coasters réservés aux ados et adultes. La taille minimale est fixée à 105 cm pour un enfant accompagné d’un adulte, et à 130 cm pour rouler seul. Ce seuil place le coaster dans une catégorie hybride : il dépanne les familles dont les enfants commencent à dépasser les manèges Kiddie sans encore pouvoir monter dans un coaster à inversions.
La capacité horaire de 1 000 personnes est honorable pour un coaster de ce gabarit. Les retours des premiers visiteurs italiens, publiés en avril et début mai sur les forums spécialisés, font état d’une attente comprise entre 20 et 45 minutes en semaine, qui peut grimper à 75 minutes le week-end. Le parc a installé un système de file virtuelle accessible via son application mobile pour fluidifier le flux les jours de pointe.
Thématisation : la magie du cirque dans chaque détail
La force des spinning coasters Mack Rides tient à leur capacité à se prêter à n’importe quel univers narratif. Chez Leolandia, le pari du cirque assume un parti pris visuel marqué : palette chromatique chaude, lettrages calligraphiés à la peinture, motifs rayés rappelant les chapiteaux historiques. Les figures aériennes de singes acrobates, suspendues le long du parcours, ajoutent une dimension cinétique au décor et offrent un point de focale visuel pendant les rotations.
À la sortie, une boutique dédiée propose du merchandising estampillé Reversum : peluches d’animaux de cirque, t-shirts, casquettes et photos embarquées capturées pendant le parcours. Cette monétisation maîtrisée s’inscrit dans la stratégie globale des parcs européens, qui cherchent à allonger la durée moyenne du panier visiteur sans alourdir le ticket d’entrée.
Pourquoi Reversum compte pour le marché italien
Le secteur des parcs d’attractions italiens a longtemps été perçu comme un marché secondaire à l’échelle européenne, dominé par Gardaland, propriété du groupe Merlin Entertainments. L’arrivée de Reversum signe une dynamique nouvelle : c’est le premier coaster italien depuis 2016, et il intervient dans un parc indépendant, géré en famille, qui assume une montée en gamme assumée. Cette trajectoire rappelle celle d’Efteling aux Pays-Bas ou de Phantasialand en Allemagne, deux parcs familiaux historiques qui ont franchi un cap technologique tout en préservant leur ADN.
Pour les enthousiastes du genre, l’ouverture replace l’Italie sur la carte des destinations coaster incontournables en Europe. Le pays compte désormais une diversité d’expériences allant des grands coasters extrêmes de Mirabilandia aux montagnes russes familiales innovantes de Leolandia, en passant par les attractions immersives de Cinecittà World. Cette montée en puissance devrait stimuler les budgets des concurrents transalpins, et nul doute que Gardaland prépare déjà sa propre réponse pour 2027 ou 2028.
30 millions d’euros : la stratégie d’investissement de Leolandia
Reversum est l’aboutissement d’un plan d’investissement de plus de 30 millions d’euros engagé entre 2023 et 2026 par la direction du parc. Ce budget se ventile en deux grands postes : 17 millions d’euros pour la zone Crazy Circus, dont la pièce maîtresse est Reversum, et 10 millions d’euros pour la zone Dragons and Legends ouverte en 2024. Le reste finance les infrastructures de service, les rénovations et les espaces de restauration.
Cette enveloppe peut paraître modeste face aux centaines de millions investis chaque année à Europa-Park ou à Disneyland Paris, mais elle reste très significative à l’échelle d’un parc indépendant familial. Elle traduit aussi une discipline d’allocation rare : chaque euro investi vise un retour mesurable sur la fréquentation, le panier moyen et la satisfaction client. Une approche qui pourrait inspirer plusieurs parcs régionaux belges et français en quête de relance.
Comment se rendre à Leolandia depuis la Belgique (guide pratique)
Capriate San Gervasio se situe à mi-chemin entre Milan et Bergame, à proximité de l’autoroute A4 qui relie Turin à Venise. Depuis Bruxelles, comptez environ 1 000 km en voiture via le Luxembourg, la Suisse et le tunnel du Saint-Gothard, soit une dizaine d’heures de route hors pauses. Une alternative pratique consiste à prendre un vol direct vers Milan-Malpensa ou Bergame-Orio al Serio (de nombreuses liaisons low-cost depuis Charleroi et Bruxelles-Zaventem), puis à louer une voiture sur place : moins de 30 minutes séparent ces deux aéroports du parc.
Le parc dispose d’un parking de 1 800 places, payant en haute saison. Côté hébergement, plusieurs hôtels partenaires se trouvent à moins de cinq kilomètres et proposent des forfaits combinant nuitée et billetterie. Pour les familles belges qui souhaitent transformer la visite en mini-séjour, l’option la plus pertinente est de coupler Leolandia avec une étape à Milan (Duomo, Castello Sforzesco) ou un détour vers les lacs italiens, Côme ou Iseo n’étant qu’à une heure de route.
Notre avis : Reversum, à voir absolument en 2026 ?
Pour les coastergeeks qui cherchent à compléter leur tableau de chasse, Reversum coche plusieurs cases : il s’agit d’un premier exemplaire italien d’un modèle déjà éprouvé ailleurs, dans un parc en pleine ascension, avec une thématisation soignée. La sensation pure ne rivalisera pas avec un hyper coaster ou un launch coaster type Taron à Phantasialand, mais ce n’est pas le but. Reversum se positionne sur le segment familial premium, et il le fait avec brio.
Pour une famille belge avec des enfants entre 7 et 14 ans, le voyage prend tout son sens si vous combinez la visite avec d’autres incontournables transalpins. Pour les passionnés solo ou en duo qui ne cherchent que la sensation forte brute, Reversum vaut le détour si vous êtes déjà à Milan, mais il est sans doute moins prioritaire qu’un séjour à Energylandia (Pologne) ou un retour à Europa-Park. Le verdict global reste très positif : Leolandia rejoint enfin la cour des parcs européens qui comptent, et son spinning coaster en est la plus belle preuve.
FAQ – Tout savoir sur Reversum et Leolandia
Quand Reversum a-t-il ouvert ses portes à Leolandia ?
Reversum a été inauguré officiellement le 25 avril 2026, à l’occasion du lancement de la saison 55 du parc italien. L’attraction est désormais ouverte tous les jours d’exploitation, selon le calendrier saisonnier de Leolandia.
Qui a construit Reversum ?
Le coaster a été conçu par Mack Rides, manufacturier allemand de référence basé à Waldkirch, déjà responsable de nombreuses installations majeures à travers l’Europe, dont Blue Fire à Europa-Park ou Helix à Liseberg. Reversum reprend le tracé du Spinning Coaster Mack Rides déjà installé à Knott’s Berry Farm et à Paultons Park.
Quelle est la taille minimale pour monter dans Reversum ?
Pour embarquer dans Reversum, il faut mesurer au moins 105 cm en étant accompagné d’un adulte. Les enfants peuvent rouler seuls à partir de 130 cm. Cette double règle vise à élargir l’accessibilité tout en garantissant la sécurité des plus jeunes.
Combien de temps dure le parcours de Reversum ?
Le tour complet dure environ 1 minute 30, hors phase d’embarquement et de débarquement. Cette durée se situe dans la moyenne haute des spinning coasters familiaux du marché européen et permet d’enchaîner plusieurs rotations imprévisibles sur l’ensemble du circuit.
Reversum est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?
La file d’attente et la station d’embarquement sont conformes aux normes italiennes d’accessibilité. Les passagers ayant besoin d’une assistance peuvent solliciter l’équipe encadrante dès l’entrée de la zone Crazy Circus pour bénéficier d’un accompagnement adapté lors de la montée et de la descente du véhicule.
Combien coûte un billet pour Leolandia en 2026 ?
Le tarif plein adulte en haute saison oscille autour de 39 à 42 euros, avec des réductions significatives en réservation anticipée en ligne. Les enfants de moins de 90 cm entrent gratuitement, et plusieurs forfaits famille permettent d’optimiser le coût pour une fratrie. Les billets se réservent directement sur le site officiel du parc ou via les revendeurs partenaires.
Existe-t-il d’autres spinning coasters Mack Rides en Europe ?
Oui, plusieurs spinning coasters Mack Rides sont en service en Europe, notamment Winjas Fear and Force à Phantasialand, Time Traveler à Silver Dollar City (États-Unis), et plus récemment Storm Chaser à Paultons Park ouvert en 2024. Reversum à Leolandia constitue désormais la première installation italienne de ce modèle.
Peut-on combiner Leolandia avec d’autres parcs italiens ?
Absolument. Un itinéraire coaster en Italie du Nord peut associer Leolandia à Movieland Park au bord du lac de Garde, à Gardaland sur la rive opposée, et à Mirabilandia sur la côte adriatique. L’ensemble de ces parcs se visite en cinq à sept jours, idéal pour des vacances familiales orientées sensations.
