Parc Dragon Ball en France : lieu, date d’ouverture et ce que l’on sait
Un parc Dragon Ball aux portes de Paris : l’idée aurait fait sourire n’importe quel fan il y a encore un an. Depuis le 24 août 2026, elle figure pourtant noir sur blanc dans un protocole d’accord signé entre l’État français et Qiddiya Investment Company, la société saoudienne qui développe déjà le premier parc au monde consacré à l’univers d’Akira Toriyama. Trois parcs à thème, 6 milliards d’euros annoncés, environ 22 000 emplois promis, et un premier parc présenté comme dédié au manga, avec Son Goku en tête d’affiche.
Six semaines après l’annonce, où en est réellement le projet ? Lieu exact, calendrier, attractions possibles, licence pas encore acquise, opposition locale, distance depuis la Belgique : on fait le point, en séparant clairement ce qui est confirmé de ce qui relève encore de la rumeur. Un guide à garder sous le coude, que l’on mettra à jour au fil des annonces de 2026 et 2027.
Parc Dragon Ball en France : ce qui a été annoncé
Le 24 août 2026, lors de la visite en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, l’État français et Qiddiya Investment Company (QIC), filiale du fonds souverain saoudien PIF, ont signé un protocole d’accord (en anglais Memorandum of Understanding). Le texte prévoit d’étudier la création d’une grande destination de loisirs dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.
Les chiffres mis en avant sont spectaculaires : trois parcs à thème, un investissement annoncé de 6 milliards d’euros et environ 22 000 emplois directs. L’Élysée parle d’une « nouvelle destination mondiale » et inscrit l’opération dans la politique d’attractivité Choose France. Selon la présidence, l’idée serait née d’une discussion entre Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane à Riyad en décembre 2024, les deux hommes s’étant découvert un intérêt commun pour les mangas, Dragon Ball Z en particulier.
Un protocole d’accord, pas un permis de construire
Point essentiel à garder en tête : ce qui a été signé est une déclaration d’intention. Avant le moindre coup de pelle, il faudra encore définir le modèle de développement et le cadre contractuel, mener les procédures administratives et environnementales, fixer les emprises foncières et organiser les concertations locales. Autrement dit, le parc Dragon Ball français est aujourd’hui un projet sérieux, soutenu au plus haut niveau de l’État, mais pas encore un chantier.
Où serait construit le parc ? Le retour de Mirapolis à Courdimanche
Le site au cœur des discussions est l’ancien terrain de Mirapolis, à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Pour les passionnés de parcs, le symbole est fort. Mirapolis a été l’un des tout premiers grands parcs à thème français : inauguré en mai 1987, il occupait une cinquantaine d’hectares et mettait en scène contes et légendes de France, sous le regard d’un Gargantua monumental d’environ 35 mètres de haut.
L’aventure a tourné court. Ouverture avec des aménagements inachevés, tarifs jugés trop élevés, fréquentation très inférieure aux prévisions, puis concurrence du Parc Astérix (ouvert en 1989) : Mirapolis ferme définitivement en 1991. Ses attractions sont revendues, notamment à des parcs allemands, belges et néerlandais. Clin d’œil de l’histoire, Mirapolis avait déjà été financé en partie par des capitaux saoudiens. Trente-cinq ans plus tard, Gargantua pourrait céder sa place au dragon Shenron.
Attention toutefois : l’annonce présidentielle parle plus largement de Cergy-Pontoise. À ce stade, on ignore quelle part des trois parcs occuperait exactement l’ancien terrain de Mirapolis, ni la surface totale du futur complexe.
Quand ouvrirait le parc Dragon Ball ? Le calendrier réel
C’est la question que tout le monde pose, et la réponse honnête est : personne ne le sait. Plusieurs médias ont évoqué une première ouverture autour de 2032, mais l’Élysée se contente d’indiquer que le chantier s’étalera sur plusieurs années, sans calendrier officiellement arrêté. Pour mémoire, le parc Dragon Ball saoudien, annoncé en mars 2024, vise une ouverture vers 2030 selon les éléments de planification connus, sans date officielle non plus.
| Date | Étape | Statut |
|---|---|---|
| Décembre 2024 | Discussion Macron / Mohammed ben Salmane à Riyad autour des mangas | Selon l’Élysée |
| Juin 2026 | Premier mémorandum exploratoire évoqué par la presse | Rapporté par les médias |
| Fin juillet / début août 2026 | Politico puis l’AFP révèlent les discussions autour de Courdimanche | Confirmé par la presse |
| 24 août 2026 | Signature du protocole d’accord État / Qiddiya : 3 parcs, 6 milliards d’euros | Officiel |
| 25 août 2026 | Le Monde révèle que la licence Dragon Ball n’est pas acquise | Rapporté par la presse |
| 2027 et au-delà | Cadre contractuel, études environnementales, concertations | À venir |
| Vers 2032 ? | Première ouverture évoquée par certains médias | Non confirmé |
La licence Dragon Ball n’est pas encore acquise
C’est le point qui fâche. Au lendemain de l’annonce, Le Monde a révélé que le projet français n’avait pas encore obtenu l’accord des ayants droit japonais pour utiliser la marque et les personnages de Dragon Ball. Les droits de l’œuvre d’Akira Toriyama sont répartis entre plusieurs acteurs, dont l’éditeur Shueisha, le studio Toei Animation et Bird Studio. Détail révélateur : ni l’Élysée ni Qiddiya n’ont officiellement nommé Dragon Ball dans leurs communiqués. Ce sont surtout des déclarations politiques et leurs reprises médiatiques qui ont mis Son Goku en avant.
Rien n’est perdu pour autant. Qiddiya a conclu en 2024 un partenariat stratégique de long terme avec Toei Animation pour son parc saoudien. Reste à savoir si cet accord pourra être étendu à un projet européen, et dans quelles conditions. D’ici là, le plus prudent est de parler d’un parc manga dont Dragon Ball serait la tête d’affiche espérée.
À quoi pourrait ressembler un parc Dragon Ball ? Le modèle saoudien
Pour imaginer la version française, le meilleur indice reste le parc que Qiddiya construit près de Riyad. C’est lui que l’entreprise présente comme le premier parc à thème entièrement consacré à Dragon Ball.
| Élément | Parc Dragon Ball de Qiddiya City (Arabie saoudite) |
|---|---|
| Superficie | Plus de 500 000 m² (environ 50 hectares) |
| Zones | 7 zones thématiques, une par Dragon Ball |
| Attractions | Plus de 30, dont 5 attractions phares |
| Icône | Statue de Shenron d’environ 70 mètres abritant une montagne russe |
| Lieux recréés | Kame House, Capsule Corporation, planète de Beerus |
| Hébergement | Hôtels et restaurants entièrement thématisés |
| Ouverture | Vers 2030 (non officialisée) |
Le Shenron Coaster, la future star des sensations fortes
Pour les amateurs de grand frisson, l’élément le plus excitant est ce dragon de 70 mètres, plus haut qu’un immeuble de vingt étages, autour et à travers duquel s’enroulera la montagne russe principale du parc. Aucune fiche technique n’a été publiée (constructeur, vitesse, inversions), mais l’échelle de la structure laisse espérer un coaster d’envergure. À titre de comparaison, le plus haut coaster de Belgique, Kondaa à Walibi Belgium, culmine autour de 50 mètres.
Qiddiya, un habitué des records
Qiddiya n’est pas un nouveau venu. Son parc Six Flags Qiddiya City, ouvert le 31 décembre 2025 près de Riyad, abrite Falcons Flight, signé Intamin : 195 mètres de haut, 250 km/h en pointe et 4,2 km de parcours, ce qui en fait la montagne russe la plus haute, la plus rapide et la plus longue du monde. De quoi rassurer les fans sur l’ambition technique d’un futur parc français.
Et les deux autres parcs ?
Mystère complet. Les thèmes des deux autres parcs n’ont pas été dévoilés, pas plus que la répartition des 6 milliards d’euros entre les trois équipements, leur superficie, les hôtels prévus ou les infrastructures de transport. Certains observateurs imaginent un parc aquatique ou un parc orienté vers les sensations fortes à la manière de Six Flags Qiddiya, mais rien de tout cela n’est confirmé. Retenez simplement qu’il s’agirait d’un complexe multi-parcs, sur le modèle des grands resorts européens.
Un projet qui fait débat dans le Val-d’Oise
L’annonce n’a pas suscité que de l’enthousiasme. Plusieurs élus locaux reprochent à la méthode d’être arrivée « de l’Élysée » sans concertation suffisante avec les habitants et les communes voisines. Une conseillère municipale d’opposition de Courdimanche plaide plutôt pour un pôle culturel, universitaire ou de recherche sur l’ancien site de Mirapolis.
Les questions soulevées sont concrètes : desserte en transports, consommation de terres, gestion de l’eau, biodiversité. S’y ajoute une dimension humaine, puisqu’une centaine de foyers de gens du voyage vivent actuellement sur une partie du terrain, certains depuis plus de neuf ans. Autant de dossiers qui pèseront sur le calendrier final.
Un parc Dragon Ball face à Disneyland Paris et au Parc Astérix
Le complexe est présenté comme capable de rivaliser à terme avec Disneyland Paris. Il arriverait dans un marché francilien déjà en pleine forme : le Parc Astérix a battu son record avec 2,9 millions de visiteurs en 2025 et annonce 250 millions d’euros d’investissements d’ici 2030, dont une grande zone couverte inspirée d’Astérix chez les Bretons prévue pour 2028. Disneyland Paris, de son côté, vient de transformer son second parc en Disney Adventure World.
Le choix de la région parisienne n’a rien d’un hasard : la France est l’un des plus grands marchés au monde pour Dragon Ball. La série animée débarque sur TF1 dès 1988 dans le Club Dorothée et marque toute une génération, en France comme en Belgique francophone, avant que Glénat ne lance le manga en 1993. Aujourd’hui encore, chaque nouveau tome de Dragon Ball Super se hisse en tête des ventes.
Depuis la Belgique : à quelle distance serait le parc Dragon Ball ?
Bonne nouvelle pour les fans belges : Cergy-Pontoise se situe au nord-ouest de Paris, donc du « bon côté » quand on arrive de Belgique, sans devoir traverser la capitale. Voici des ordres de grandeur indicatifs, à affiner une fois l’adresse exacte connue.
| Départ | Distance approximative en voiture | Durée indicative |
|---|---|---|
| Bruxelles | Environ 300 km | 3 h à 3 h 30 |
| Mons | Environ 240 km | 2 h 30 |
| Tournai | Environ 230 km | 2 h 15 à 2 h 30 |
| Liège | Environ 390 km | 4 h |
| Namur | Environ 320 km | 3 h 15 à 3 h 45 |
Pour les Belges, un tel parc entrerait donc dans la même catégorie que Disneyland Paris ou le Parc Astérix : faisable en journée pour le Hainaut, plus confortable avec une nuit sur place depuis Bruxelles, Namur ou Liège.
Les erreurs fréquentes à éviter sur le parc Dragon Ball
- Croire que la date est fixée : 2032 n’est qu’une hypothèse de presse, pas un calendrier officiel.
- Acheter des « préventes » : aucune billetterie n’existe. Toute offre de billet ou d’abonnement pour ce parc est à fuir.
- Confondre France et Arabie saoudite : les visuels de Kame House ou du Shenron géant qui circulent concernent le parc saoudien.
- Considérer la licence comme acquise : l’accord des ayants droit japonais reste à obtenir.
- Penser que tout se passe à Mirapolis : l’annonce vise Cergy-Pontoise, la répartition précise des parcs n’est pas connue.
Checklist : comment suivre l’évolution du projet
- Surveiller les communiqués de Qiddiya Investment Company et de l’Élysée.
- Guetter une annonce officielle de Toei Animation ou de Shueisha sur la licence.
- Suivre les publications de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et les concertations publiques.
- Garder un œil sur l’avancement du parc Dragon Ball saoudien, qui servira de vitrine.
- Revenir sur sensationsfortes.be : ce guide sera mis à jour à chaque étape importante.
FAQ : parc Dragon Ball en France
Le parc Dragon Ball en France est-il confirmé ?
Un protocole d’accord a bien été signé le 24 août 2026 pour trois parcs à thème près de Cergy-Pontoise. En revanche, le thème Dragon Ball n’est pas officialisé par Qiddiya et la licence n’est pas encore acquise.
Où se trouvera le parc Dragon Ball près de Paris ?
Dans l’agglomération de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), à environ 30 km au nord-ouest de Paris. Le site le plus cité est l’ancien parc Mirapolis, à Courdimanche.
Quand ouvrira le parc Dragon Ball en France ?
Aucune date officielle. Certains médias évoquent 2032, l’Élysée parle d’un chantier étalé sur plusieurs années sans calendrier arrêté.
Combien coûtera le projet ?
Le montant annoncé est de 6 milliards d’euros pour l’ensemble des trois parcs. La part consacrée au parc manga n’est pas connue.
Qui est derrière le parc Dragon Ball ?
Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF, qui développe la ville de loisirs Qiddiya City près de Riyad, avec notamment Six Flags Qiddiya City et le futur parc Dragon Ball saoudien.
Existe-t-il déjà un parc Dragon Ball dans le monde ?
Pas encore de parc entièrement dédié. Le premier est en construction en Arabie saoudite. Par le passé, le parc couvert J-WORLD Tokyo proposait un espace Dragon Ball, avant sa fermeture en 2019.
Y aura-t-il des montagnes russes dans le parc Dragon Ball ?
Pour la version saoudienne, oui : une montagne russe doit s’enrouler autour d’une statue de Shenron de 70 mètres. Pour la France, aucune attraction n’a encore été annoncée.
Qu’était Mirapolis ?
Un parc à thème français ouvert en 1987 à Courdimanche, centré sur les contes et légendes et dominé par un Gargantua de 35 mètres. Il a fermé en 1991 faute de visiteurs suffisants.
Peut-on déjà acheter des billets ?
Non. Aucune billetterie n’existe. Méfiez-vous de tout site ou publication qui proposerait des préventes.
Le parc Dragon Ball sera-t-il facile d’accès depuis la Belgique ?
Oui, Cergy-Pontoise est à environ 300 km de Bruxelles, soit 3 h à 3 h 30 de route, sans traverser Paris. Depuis le Hainaut, comptez environ 2 h 30.
