2021, l’année où Walibi a failli sombrer
Dans le récit de la transformation de Walibi, une date revient comme une cicatrice : le 14 juillet 2021. Ce jour-là, les inondations qui ont frappé la Wallonie n’ont pas épargné le parc, qui s’est retrouvé sous l’eau, dans une situation critique. Cet épisode, évoqué lors du Pass Event, fait aujourd’hui pleinement partie de l’histoire récente du site.
Un drame régional avant d’être un problème de parc
Il faut d’abord remettre les choses à leur juste place. Les inondations de juillet 2021 ont constitué l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières qu’ait connues la Belgique récente, endeuillant de nombreuses familles et dévastant des villes entières de la vallée. Face à un tel bilan humain, les dégâts subis par un parc d’attractions pèsent évidemment peu. Le récit qui suit n’a donc pas vocation à minimiser ce drame régional, mais à raconter comment un acteur économique du territoire s’est relevé.
Walibi, situé dans une zone touchée, a vu une partie de ses installations envahies par les eaux. Du jour au lendemain, un parc en pleine saison estivale s’est retrouvé à l’arrêt, confronté à des dégâts matériels considérables et à une incertitude totale sur sa capacité à rouvrir.
Le rôle déterminant de la Compagnie des Alpes
C’est dans ce moment difficile que le rôle de la Compagnie des Alpes, le groupe propriétaire, a été déterminant. Le soutien apporté a été décrit comme énorme par la direction, et il a permis d’envisager ce qui semblait alors impossible : rouvrir vite. Sans l’appui d’un groupe solide, capable d’engager des moyens importants dans l’urgence, le scénario aurait pu être tout autre — une fermeture prolongée, voire une remise en question du calendrier de développement.
Cet épisode illustre concrètement ce que l’appartenance à un grand groupe peut apporter à un parc : non seulement des capacités d’investissement pour les nouveaux coasters, mais aussi un filet de sécurité dans la tempête. C’est l’une des clés, parfois invisible, de la métamorphose de Walibi sur dix ans.
Un retour qui tient de l’exploit
Le résultat tient de l’exploit. Inondé à la mi-juillet, le parc rouvrait dès le 2 octobre pour la saison Halloween. En quelques semaines à peine, il a fallu pomper, nettoyer, sécuriser, remettre en état et contrôler des dizaines d’installations avant d’oser rouvrir les portes au public. La direction attribue ce tour de force sans hésiter à ses équipes, mobilisées bien au-delà du raisonnable.
Cette réouverture rapide n’était pas qu’un symbole : elle permettait de sauver une partie de la saison, de préserver l’emploi et de réaffirmer que le parc avait un avenir. Pour une région meurtrie, voir Walibi rallumer ses lumières à l’automne avait aussi quelque chose de réconfortant.
La leçon retenue : vivre avec le risque
La leçon, elle, a été tirée sans détour. Ce genre d’événement reviendra, et il faut apprendre à vivre avec. Le dérèglement climatique rend ces épisodes extrêmes plus fréquents, et un parc installé à proximité d’un cours d’eau doit désormais intégrer ce risque dans sa conception comme dans son exploitation.
Cette prise de conscience n’est pas anodine pour un site qui multiplie les chantiers. Penser un nouveau coaster, une nouvelle zone comme Festival World ou une refonte de l’espace aquatique Aqualibi, c’est aussi, désormais, penser résilience : drainage, protection des installations sensibles, capacité à redémarrer vite.
Une cicatrice devenue partie de l’identité
Aujourd’hui, l’épisode de 2021 n’est plus seulement un mauvais souvenir : il fait partie du récit que le parc fait de lui-même, au même titre que ses nouveaux records de coasters. Il raconte un site capable d’encaisser un choc majeur et de se relever, porté par ses équipes et par son groupe. Dans une histoire récente marquée par le COVID puis par les inondations, cette capacité à tenir le cap force le respect — et explique en partie la confiance avec laquelle Walibi aborde aujourd’hui ses ambitions européennes.
Une résilience qui change le regard sur le parc
Avec le recul, l’épisode de 2021 a paradoxalement renforcé Walibi. Non pas que la catastrophe ait eu le moindre aspect positif — elle reste un drame régional aux lourdes conséquences humaines — mais la capacité du parc à se relever a démontré quelque chose d’important : la solidité de son organisation et de son adossement à un grand groupe. Un investisseur, un partenaire ou même un visiteur fidèle retient qu’ici, on encaisse les chocs et l’on repart.
Cette robustesse n’est pas anecdotique au moment où le parc engage des chantiers à plusieurs dizaines de millions d’euros, comme le futur Loup-Garou hybride RMC. Pour porter de tels projets sur cinq ans, il faut pouvoir convaincre que l’on tiendra la distance, quoi qu’il arrive. Les inondations de 2021, aussi douloureuses soient-elles, font désormais partie des preuves que le parc avance avec une vraie capacité d’encaissement.
C’est ainsi que se construit la confiance dans la durée : non pas en évitant les crises, ce qui est impossible, mais en montrant que l’on sait les traverser. De ce point de vue, l’automne 2021 restera une démonstration de force collective autant qu’un mauvais souvenir.
FAQ
Quand Walibi a-t-il été inondé ?
Le 14 juillet 2021, lors des inondations qui ont frappé la Wallonie.
Quand le parc a-t-il rouvert ?
Dès le 2 octobre 2021, pour la saison Halloween, après quelques semaines seulement de remise en état.
Qui a aidé le parc à se relever ?
La Compagnie des Alpes, son groupe propriétaire, dont le soutien a été décrit comme déterminant, ainsi que les équipes du parc.
Quelle leçon le parc en a-t-il tirée ?
Que ce type d’événement peut se reproduire et qu’il faut apprendre à vivre avec, en intégrant la résilience dans ses futurs projets.
