F.L.Y. à Phantasialand : test du premier flying launch coaster au monde

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Le 17 septembre 2020, Phantasialand a inauguré F.L.Y., le coaster qui a redéfini ce que pouvait être un flying coaster. Premier flying launch coaster au monde (avec non pas un mais deux lancements), plus long flying coaster de la planète avec ses 1 232 mètres de tracé, élu meilleur nouveau coaster d’Europe 2020 par les European Star Awards. Tout ça niché dans Rookburgh, le land steampunk le plus immersif jamais construit dans un parc européen.

L’identité de F.L.Y. en chiffres

  • Type : Flying launch coaster (steel, position couchée vers l’avant)
  • Constructeur : Vekoma (Pays-Bas) — première mondiale Vekoma Flying Launch
  • Date d’ouverture : 17 septembre 2020 (soft opening) — annoncé dès juin 2017
  • Longueur du parcours : 1 232 mètres — record mondial flying coaster
  • Hauteur : 23 mètres
  • Vitesse maximale : 90 km/h
  • Inversions : 5 (dont zero-G stall et pretzel loop)
  • Lancements : 2 — premier launch lent puis deuxième launch principal
  • Innovation : sièges rotatifs qui permettent l’embarquement assis classique avant rotation en position vol
  • Taille minimum : 140 cm
  • Land : Rookburgh — ville steampunk fictive
  • Récompense : European Star Award 2020 — Best New Coaster Europe
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L’innovation Vekoma : pourquoi F.L.Y. change la donne

Avant F.L.Y., les flying coasters classiques (B&M Flying, comme Manta à SeaWorld ou Tatsu à Six Flags Magic Mountain) avaient un défaut majeur : l’embarquement. Les passagers s’assoient verticalement, puis le siège bascule en position couchée juste avant le départ, créant une attente inconfortable et limitant la capacité.

Vekoma a résolu ça avec un siège rotatif. Tu embarques normalement, assis dans une position classique. Le train démarre lentement vers la première launch zone. À ce moment, les sièges pivotent et tu te retrouves couché vers l’avant, comme Superman volant. C’est ingénieux, ça raccourcit l’embarquement, et ça crée une montée en tension narrative — tu ne sais pas exactement quand le ride va vraiment commencer.

Le deuxième élément clé : les deux lancements. Le premier est doux, presque imperceptible — il sert juste à amener le train à la zone de bascule. Le second, après que tu sois passé en position couchée, te projette à 90 km/h vers les premières inversions. Cette structure en deux temps est unique dans le genre flying.

L’expérience à bord : sensation de vol pur

Quand tu es en position couchée vers l’avant, ton corps est presque parallèle au sol et tu fais face au sens du déplacement, comme si tu volais. La vue est panoramique vers le bas — pas vers le ciel comme dans une majorité de flying coasters. Cette nuance change radicalement l’expérience : tu vois le tracé venir, tu anticipes les drops, tu te sens en contrôle là où d’autres flying coasters désorientent.

Les 5 inversions ne sont pas violentes — elles sont fluides, presque chorégraphiées. Le pretzel loop (signature des flying coasters) est l’élément le plus marquant : tu te retrouves la tête en bas pendant plusieurs secondes, le corps suspendu dans le vide. Le zero-G stall en milieu de tracé est l’autre moment de bravoure — un demi-tour lent qui te laisse en apesanteur.

Comparé à Taron (le coaster fou voisin), F.L.Y. est moins agressif côté vitesse pure mais plus narratif. Là où Taron te submerge d’événements, F.L.Y. te raconte une histoire de vol calme. Les deux sont complémentaires dans une visite Phantasialand.

Rookburgh : le land qui justifie le voyage

F.L.Y. n’est pas seulement un coaster — c’est l’attraction phare d’un univers complet appelé Rookburgh. Phantasialand a investi des montants dont l’ordre de grandeur n’a pas été communiqué publiquement, mais qui se voient à l’œil nu : architecture steampunk victorienne, briques rouges, dirigeables géants suspendus au plafond, tuyauterie en cuivre patiné, vapeur omniprésente, bâtiments à plusieurs étages avec passerelles et balcons.

L’effet est immersif au sens fort : tu oublies que tu es dans un parc d’attractions. C’est la même qualité d’immersion qu’on trouve à Universal (Wizarding World of Harry Potter, Super Nintendo World) ou dans certaines zones Disney (Pandora à Animal Kingdom). En Europe, peu de parcs atteignent ce niveau — Klugheim à Phantasialand, Symbolica à Efteling, et peut-être Rulantica à Europa-Park sont les seuls comparables.

Spécificité Rookburgh : il y a un hôtel-thème INSIDE appelé Charles Lindbergh (du nom de l’aviateur). Si tu veux faire F.L.Y. plusieurs fois sans file, c’est l’option ultime — accès matinal au parc 1h30 avant l’ouverture publique.

Conseils pour rider F.L.Y.

  • Quand y aller : impératif à l’ouverture du parc. F.L.Y. a la file la plus longue de Phantasialand en pic d’affluence — souvent 90-120 minutes le samedi été. À l’ouverture (avant 9h30), 20 minutes maximum.
  • Hôtels Phantasialand = early access : Charles Lindbergh (inside Rookburgh), Ling Bao, Matamba donnent accès au parc 1h30 avant ouverture publique. Investissement très rentable si tu veux F.L.Y. multiple fois.
  • Quelle place choisir : aucune différence majeure entre l’avant et l’arrière du train sur F.L.Y. — la position couchée fait que toutes les places offrent à peu près la même vue. Préfère l’avant pour la photo de groupe en sortie.
  • Pas de fast lane : Phantasialand n’a aucun système Premium. Tout le monde fait la file standard. La règle s’applique aussi à F.L.Y.
  • Casiers obligatoires : position couchée = poches qui se vident immédiatement. Lockers gratuits 30 minutes à l’entrée du ride.
  • À éviter si : tu as la phobie de la chute, des cervicales fragiles, ou si tu es enceinte. La position couchée vers l’avant est exigeante pour le cou même chez les habitués.

F.L.Y. vs autres flying coasters européens

  • vs Manta (SeaWorld Orlando, B&M) : Manta est plus court, sans launch, mais avec des inversions plus violentes. F.L.Y. gagne sur la longueur, l’immersion et l’innovation.
  • vs Flying Coaster (Tatsu, Hair Raiser, etc.) : les B&M flying classiques utilisent l’embarquement basculant (lourd). F.L.Y. élimine ce défaut.
  • vs Hyperion ou autres coasters Phantasialand : F.L.Y. n’a pas la vitesse de Taron mais offre une expérience radicalement différente. À faire les deux.

FAQ F.L.Y.

F.L.Y. est-il adapté aux débutants ?

Pas pour un premier coaster. La position couchée et les inversions multiples nécessitent un minimum d’habitude. Si tu n’as jamais fait de coaster avec inversions, commence par Black Mamba qui est plus traditionnel.

Combien de temps dure le ride ?

Environ 1 minute 50 de tracé effectif (1232m à vitesse moyenne 65 km/h). L’embarquement et la rotation des sièges ajoutent ~30 secondes au cycle complet.

F.L.Y. fonctionne-t-il sous la pluie ?

Oui sauf orage. Phantasialand fait fonctionner F.L.Y. sous pluie modérée — la queue partiellement couverte de Rookburgh aide. Vent fort (>50 km/h) ou éclair = arrêt préventif.

Y a-t-il des restrictions cardiaques ou cervicales ?

Restrictions standard Phantasialand : pas de problèmes cardiaques sévères, dorsales, cervicales, grossesse. La position couchée vers l’avant est plus exigeante pour les cervicales que les coasters classiques.

Peut-on photographier pendant le ride ?

Non, comme partout. Objets non sécurisés interdits. Photo automatique disponible en sortie.

Verdict SF

Intensité ★★★★★ — Innovation ★★★★★ — Théming ★★★★★ — Accessibilité ★★★☆☆

F.L.Y. est l’une des attractions les plus innovantes des 5 dernières années en Europe, et probablement le coaster le plus narratif du parc grâce à Rookburgh. Indispensable pour quiconque visite Phantasialand. À combiner avec Taron pour un week-end coasters complet, idéalement avec une nuit dans un hôtel inside-park.

Hub complet Phantasialand : /phantasialand/.

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