Adieu au Loup-Garou : retour sur une légende en bois
Pendant que tous les regards se tournent vers son futur en version RMC, prenons un moment pour dire au revoir au Loup-Garou tel qu’on le connaît. Car cette attraction n’est pas n’importe laquelle : c’est un monument du patrimoine des sensations fortes en Belgique, et sa version en bois s’apprête à entrer dans les souvenirs.
Une légende née en 2001
Ouvert le 28 avril 2001 et construit par Vekoma, le Loup-Garou est resté pendant quatorze ans le seul coaster en bois de Belgique, jusqu’à l’arrivée de Heidi the Ride à Plopsaland en 2015. Pendant tout ce temps, il a incarné à lui seul une catégorie entière d’attractions dans le pays. Pour des milliers de visiteurs, leur premier « vrai » grand coaster, leur première montée d’adrénaline en bois, c’était lui.
Son nom vient directement du folklore : cette créature qui se change d’homme en loup les soirs de pleine lune. Un imaginaire parfait pour une attraction censée jouer sur la peur et la transformation, et qui a nourri toute une mythologie autour de l’attraction.
Le charme irremplaçable du bois
Ce qui rend l’adieu si particulier, c’est la nature même d’un coaster en bois. Avec son kilomètre de parcours, ses secousses caractéristiques et son odeur de bois, le Loup-Garou offre une expérience que l’acier ne reproduit jamais tout à fait. Le bois « travaille », il craque, il vit, il se déforme légèrement au passage des trains. Chaque tour est un peu différent du précédent. Cette imperfection assumée, ce côté brut et organique, fait précisément le sel des coasters en bois et explique l’attachement quasi affectif des passionnés.
C’est aussi ce qui les rend exigeants à entretenir : un rail en bois s’use, doit être refait régulièrement, et finit par poser la question de sa survie. C’est exactement le dilemme auquel le Loup-Garou est arrivé — un dilemme que le parc a tranché en faveur d’une renaissance plutôt que d’une simple réparation, comme on l’explique dans le match RMC contre GCI.
Un vrai au revoir, pas une disparition discrète
Sa dernière saison sous cette forme se terminera fin 2026. Conscient de l’attachement du public, le parc a prévu un véritable au revoir, et pas un simple démontage en catimini. Le merchandising d’adieu est déjà disponible, à la boutique de la Wab comme dans une boutique éphémère dédiée. T-shirts, objets souvenirs : de quoi garder une trace tangible de la version historique.
Walibi s’inspire ouvertement de ce qu’avait fait Alton Towers pour certaines de ses attractions cultes : transformer la fermeture en événement, célébrer l’attraction plutôt que de la faire disparaître dans l’indifférence. L’idée d’une grande brocante est même évoquée, pour offrir aux fans la possibilité d’emporter un morceau d’histoire. Cette culture de l’hommage, encore rare sur le continent, témoigne d’une maturité nouvelle dans la relation entre le parc et sa communauté.
Profiter des derniers tours
Concrètement, il reste donc la saison 2026 pour vivre — ou revivre — le Loup-Garou original. Les travaux de conversion débuteront en janvier 2027, et l’attraction renaîtra en 2028 sous la forme d’un hybride RMC spectaculaire, cœur de la future zone Festival World. Pour les amateurs de bois pur, ces derniers mois ont donc une saveur particulière : c’est maintenant ou jamais.
Une chose est sûre : même transformé, le Loup-Garou continuera de hurler. Mais le coaster en bois d’origine, lui, appartiendra bientôt aux souvenirs. Et pour le replacer dans la grande histoire du parc, retour sur tous les coasters de Walibi Belgium, de 1982 au futur RMC.
Pourquoi cet adieu compte autant
On pourrait s’étonner qu’une attraction qui ne disparaît pas vraiment — puisqu’elle renaîtra sous le nom de Loup-Garou — suscite autant d’émotion. Mais c’est mal comprendre ce qui se joue. Pour les amateurs, un coaster en bois n’est pas qu’un parcours : c’est une expérience sensorielle irremplaçable, faite de bruit, de vibrations et d’imprévu. Le futur hybride RMC sera plus haut, plus rapide, plus spectaculaire, mais il sera aussi plus lisse, plus maîtrisé. Quelque chose de l’âme du bois disparaîtra forcément.
Cet attachement explique pourquoi le parc a tenu à marquer le coup. Dans une industrie où l’on remplace souvent les attractions dans l’indifférence, choisir de célébrer une fermeture est une marque de respect envers la communauté. C’est aussi une façon habile d’entretenir le lien avec les fans, ces ambassadeurs qui font vivre le parc bien au-delà de leurs visites.
Une page d’histoire belge
Au-delà de Walibi, le Loup-Garou appartient au patrimoine des sensations fortes en Belgique. Pendant quatorze ans, il a été le seul de son espèce dans le pays. Le voir s’effacer, même pour renaître, c’est tourner une page de l’histoire des parcs belges — celle d’une époque où le bois régnait encore en maître. Pour replacer cette attraction dans la grande fresque du parc, retour sur tous les coasters de Walibi Belgium.
Comment bien profiter de ses derniers tours
Pour celles et ceux qui voudraient vivre une dernière fois le Loup-Garou d’origine, quelques conseils s’imposent. Privilégiez les premières heures d’ouverture ou la fin de journée, lorsque l’affluence retombe et que l’attente diminue. Installez-vous à l’arrière du train pour ressentir au maximum les fameux airtimes et les secousses du bois, plus marqués que dans les premières voitures. Et prenez le temps, avant ou après le tour, d’observer la structure : l’enchevêtrement des poutres, le travail du bois, l’odeur si particulière. Ce sont précisément ces détails que la version hybride, plus lisse et plus minérale, ne restituera pas de la même façon. La saison 2026 sera la dernière occasion de graver ces sensations en mémoire avant que les bulldozers n’entrent en scène en janvier 2027.
FAQ
Quand le Loup-Garou en bois ferme-t-il définitivement ?
À la fin de la saison 2026. Les travaux de transformation commencent en janvier 2027.
Le nom « Loup-Garou » disparaîtra-t-il ?
Non : le nom est conservé. C’est la version en bois d’origine qui disparaît, remplacée par un hybride RMC en 2028.
Y a-t-il un merchandising d’adieu ?
Oui, déjà disponible à la boutique de la Wab et dans une boutique éphémère dédiée. Le parc évoque aussi une possible grande brocante.
Pourquoi le Loup-Garou était-il si emblématique ?
Parce qu’il a été le seul coaster en bois de Belgique pendant quatorze ans, de 2001 à 2015, marquant des générations de visiteurs.
